
Comment investir en bourse en Suisse en 2026 ? Débuter dans l’investissement soulève beaucoup de questions. Combien investir ? Quel risque accepter ? Investir en une fois ou progressivement ? Quelle plateforme choisir selon son profil ? Gérer soi-même ses placements ou déléguer ? Quelle part d’actions ?
Ce guide reprend toutes les bases, de la fiscalité des placements et de l’exonération des gains en capital au choix entre pilier 3a investi et ETF en direct, avec les conseils nécessaires pour faire ses premiers investissements.
Ce contenu éditorial ne remplace pas un conseiller financier certifié.
Après avoir lu ce guide, vous saurez quoi regarder pour bien démarrer :
✔︎ ce qu’il faut comprendre et savoir avant d’investir
✔︎ comment juger si un investissement correspond à sa situation
✔︎ les pièges à éviter et les bonnes questions à se poser
✔︎ comment passer à l’action, étape par étape
Investir en bourse plutôt que laisser son argent à la banque
Un compte épargne peut rapporter des intérêts, mais son rendement ne suffit pas toujours à compenser l’inflation. Dans ce cas, l’argent augmente sur le compte mais ce qu’il permet d’acheter diminue.
Voulez-vous investir à court ou à long terme ?
Pour un projet dans 1 ou 2 ans : la bourse est trop volatile. On peut avoir besoin de l’argent précisément au moment où le marché baisse
Pour un projet à 10 ou 15 ans : la bourse devient plus pertinente, parce qu’on dispose de temps pour traverser les périodes de baisse
Est-ce que je peux laisser cet argent investi au moins 5 à 10 ans sans y toucher, même si le marché baisse entre-temps ?
Si la réponse est non, ce n’est probablement pas le bon moment pour investir cet argent en bourse.
Rendement, liquidité et sécurité
Un placement ne peut pas offrir en même temps un rendement élevé, une disponibilité immédiate de l’argent et une sécurité maximale.
Chaque placement est un compromis entre trois éléments :

Rendement : combien l’argent peut rapporter ?
Liquidité : à quelle vitesse on peut récupérer son argent ?
Sécurité : quel risque de perte on accepte ?
Un compte épargne privilégie la sécurité et la disponibilité.
Les actions privilégient davantage le rendement potentiel, avec des variations plus fortes.
Un placement bloqué peut offrir d’autres avantages, mais on perd en liberté d’accès à l’argent.
Qu’est-ce qui compte le plus pour vous : le rendement, la liquidité ou la sécurité ?
Ce qu’il faut absolument savoir avant d’investir en bourse
Il n’y a pas d’investissement sans risque.
Une baisse n’est pas anodine
Voir son portefeuille afficher -15 % signifie bien qu’il vaut 15 % de moins à cet instant. La différence, c’est qu’on n’a pas encore vendu. Une baisse peut être effacée si le marché remonte, mais rien ne garantit qu’un placement retrouvera son prix d’achat.
Le vrai problème est de devoir vendre pendant une baisse. C’est pour ça qu’on n’investit pas en bourse l’argent dont on peut avoir besoin rapidement.
Ne pas essayer de « timer » le marché
« Timer » le marché, c’est essayer d’acheter juste avant une hausse ou de vendre juste avant une baisse. Le problème : on ne connaît ces moments qu’après coup.
Pour de l’argent qu’on épargne chaque mois, investir régulièrement évite de transformer chaque achat en pari sur la prochaine hausse/baisse.
Les erreurs classiques à éviter
✘ tout miser sur une seule entreprise : une mauvaise nouvelle peut toucher une grosse partie du portefeuille.
✘ investir sans savoir pourquoi : l’objectif et l’horizon déterminent le niveau de risque qu’on peut prendre.
✘ suivre un « bon plan » trouvé en ligne sans vérifier s’il correspond à sa propre stratégie.
✘ courir après les secteurs ou placements à la mode.
✘ multiplier les achats et les ventes sans raison : chaque opération peut coûter de l’argent et pousser à prendre de mauvaises décisions.
Actions et obligations : vos deux instruments de base
Une action, c’est une part de propriété d’une entreprise. Son cours évolue avec la santé de l’entreprise. Certaines versent aussi un dividende, une part des bénéfices redistribuée aux actionnaires.
Une obligation, c’est une dette. Un État ou une entreprise emprunte, verse des intérêts réguliers puis rembourse le capital à l’échéance.
| Risque | Rendement attendu | Horizon adapté | |
| Actions | Plus élevé | Plus élevé | Long terme |
| Obligations | Plus faible | Plus faible | Court à moyen terme |
Dans un portefeuille diversifié, les actions servent surtout à chercher de la croissance sur le long terme. Les obligations réduisent généralement les variations du portefeuille, avec un potentiel de rendement plus faible.
Le vrai choix, c’est la proportion entre les deux. Plus on met d’actions, plus on augmente le potentiel de rendement mais plus il faut accepter de fortes baisses.
Les ETF : pourquoi c’est l’outil de référence
Choisir soi-même ses actions, c’est de l’investissement actif.
L’investissement passif prend une autre approche : au lieu de choisir une à une les entreprises qui pourraient faire mieux que les autres, on achète un marché entier via un ETF.
Un ETF (Exchange Traded Fund) réplique un indice et se négocie en bourse comme une action.
✔︎ diversification immédiate : un seul ETF peut regrouper des centaines ou des milliers d’entreprises
✔︎ frais généralement plus faibles que ceux des fonds gérés activement
✔︎ pas besoin de sélectionner soi-même les « bonnes » actions
C’est pour ça que les ETF sont si pratiques quand on débute : avec très peu de lignes, on peut déjà construire un portefeuille largement diversifié.
Un frais à connaître absolument : le TER
Le TER (Total Expense Ratio) est un pourcentage annuel prélevé directement par l’émetteur de l’ETF sur l’encours du fonds. Un TER de 0,20 % coûte CHF 20 par an pour CHF 10’000 investis.
Ce coût est intégré au fonds : il s’ajoute aux éventuels frais facturés par la plateforme pour acheter ou conserver l’ETF.
La fiscalité de l’investissement boursier en Suisse
C’est le point le plus mal connu et pourtant c’est décisif.
Les gains en capital ne sont en principe pas imposés pour un investisseur privé
En Suisse, les gains en capital ne sont en principe pas imposés pour un investisseur privé. Si on achète un ETF à CHF 100 et qu’on le revend à CHF 150, les CHF 50 de plus-value ne sont normalement pas imposés.
Les dividendes, eux, sont imposés
Les dividendes sont imposés comme un revenu. Sur un dividende suisse, 35 % sont prélevés à la source au titre de l’impôt anticipé. Pour une personne domiciliée en Suisse, ce montant peut être récupéré si les titres et leurs revenus sont correctement déclarés.
En clair : la hausse de valeur d’un titre et le revenu qu’il verse ne sont pas imposés de la même manière.
À partir de quand l’investissement peut-il être considéré comme une activité professionnelle ?
L’exonération des plus-values concerne la gestion de sa fortune privée. Si on fait beaucoup de trading, qu’on conserve les titres très peu de temps, qu’on utilise fortement le crédit ou des produits dérivés, l’administration fiscale peut considérer l’activité comme professionnelle. Dans ce cas, les gains peuvent devenir imposables.
Pour quelqu’un qui achète régulièrement des ETF ou des actions pour les garder sur le long terme, ce n’est généralement pas le point qui doit empêcher de commencer.
Courtier étranger : est-ce plus compliqué pour les impôts ?
Un courtier étranger ne change pas les règles fiscales suisses. Ce qui change surtout, c’est le travail au moment de remplir la déclaration : certaines plateformes fournissent des documents adaptés à la fiscalité suisse, d’autres demandent davantage de saisie manuelle.
C’est un critère à vérifier avant de choisir sa plateforme, surtout si on veut une déclaration fiscale simple.
Frontaliers : attention, les règles changent avec le pays de résidence
Ce n’est pas le pays du courtier qui détermine l’imposition : c’est d’abord la résidence fiscale 🇨🇭🇫🇷🇩🇪🇮🇹.
Un frontalier qui vit fiscalement en France n’a donc pas l’exonération suisse des plus-values simplement parce qu’il investit avec une plateforme suisse. En France, les plus-values mobilières relèvent en principe du prélèvement forfaitaire unique, qui atteint 31,4 % en 2026, sauf option pour le barème progressif.
Un compte détenu à l’étranger doit aussi être déclaré à l’administration française.
Si on est frontalier, il faut vérifier la fiscalité de son pays de résidence avant d’appliquer les règles suisses de cette section.
Pilier 3a investi ou ETF en direct ?
Le pilier 3a et l’ETF en direct ne répondent pas exactement au même besoin.
Avec un pilier 3a, on peut investir son épargne retraite tout en déduisant les versements de son revenu imposable, dans les limites prévues par la loi. En échange, l’argent est destiné à la retraite et on ne peut le retirer plus tôt que dans certains cas prévus.
Avec un ETF détenu directement, il n’y a pas cette déduction fiscale. En revanche, on a plus de liberté : on peut investir le montant que l’on veut et vendre quand on le souhaite.
Si cet argent est vraiment destiné à la retraite, le 3a mérite clairement d’être envisagé en premier. L’investissement direct a un avantage décisif si on veut pouvoir récupérer son capital librement,
Et ce n’est pas forcément l’un ou l’autre : on peut utiliser le pilier 3a pour l’épargne retraite et investir aussi en dehors avec un portefeuille libre.
Comparaison rapide ⚡️
| Pilier 3a investi | ETF en direct | |
| Avantage principal | Avantage fiscal | Liberté |
| Argent disponible librement | Non, sauf cas prévus | Oui |
| Montant investi | Plafonné par les règles du 3a | Libre |
| Objectif naturel | Retraite | Tous types de projets à long terme |
Comment commencer à investir
Quelle répartition action/obligation choisir ?
Tout dépend de deux choses : la tolérance au risque et l’horizon de placement. Selon UBS, investir sur le MSCI World (l’indice qui regroupe environ 1’500 grandes entreprises de pays développés) pendant seulement un mois donne environ 40 % de chances de subir une perte. Sur un horizon de 10 ans, cette probabilité tombe à un peu moins de 5 %. Sur 20 ans, elle devient proche de zéro. Le temps ne change pas la volatilité au jour le jour, mais il réduit fortement le risque de finir dans le rouge.

On peut augmenter la proportion d’actions si on peut encaisser une baisse sans paniquer et si l’horizon est long, même avec une tolérance au risque plus modeste : le temps laisse au marché l’occasion de se redresser.
Les répartitions actions/obligations les plus courantes
| Répartition | Peut servir de repère si… |
| 100 % actions | horizon long et très bonne tolérance aux fortes baisses |
| 80 % actions / 20 % obligations | horizon long et bonne tolérance au risque |
| 60 % actions / 40 % obligations | on cherche davantage d’équilibre entre croissance et stabilité |
| 40 % actions / 60 % obligations | on privilégie davantage la stabilité du portefeuille |
Ce ne sont pas des formules à suivre au pourcentage près. Un portefeuille 75/25 n’est pas moins valable qu’un portefeuille 80/20. L’important est que la répartition corresponde à l’horizon et au risque qu’on accepte réellement.
À mesure qu’on se rapproche du moment où l’argent sera utilisé, on peut réduire progressivement la part d’actions pour limiter le risque d’une forte baisse juste avant le retrait.
Conseils pour construire son portefeuille d’ETF
Éviter les paris déguisés
Un ETF trop spécifique peut donner l’impression d’être diversifié alors qu’on parie encore sur une partie précise du marché. Un ETF centré sur un seul secteur, un seul thème ou une seule catégorie d’entreprises dépend beaucoup plus de ce segment.
Pour commencer, je privilégierais des ETF larges plutôt que plusieurs paris sectoriels.
Diversifier au-delà de la Suisse
Investir uniquement en Suisse concentre très fortement le portefeuille. Le marché suisse représente une petite partie du marché mondial et seules quelques grandes entreprises pèsent lourd dans ses indices.
Un ETF mondial permet de répartir son argent entre plusieurs pays, secteurs et entreprises sans devoir construire cette diversification ligne par ligne.
Pour un premier portefeuille, c’est souvent beaucoup plus simple de partir large puis d’ajouter quelque chose seulement si on sait pourquoi on le fait.
Quel ETF « monde » choisir ?
Tous les ETF dits « monde » ne couvrent pas exactement la même chose.
Certains incluent les pays développés et émergents. D’autres, comme ceux qui suivent le MSCI World, couvrent uniquement les pays développés. Certains versent les dividendes sur le compte, d’autres les réinvestissent automatiquement.
| Exemple | Ce qu’il couvre | Dividendes | Frais annuels |
| VT | Monde développé + émergent | Distribués | 0,06 % |
| VWCE | Monde développé + émergent | Réinvestis | 0,14 % |
| VWRL | Monde développé + émergent | Distribués | 0,14 % |
| IWDA / SWDA | Pays développés uniquement | Réinvestis | 0,20 % |
| WEBN | Monde développé + émergent | Réinvestis | 0,07 % |
🎯 Pour un débutant, je ne chercherais pas à trouver « l’ETF parfait » au centième de pourcentage près. Je regarderais d’abord quatre choses :
- couvre-t-il les marchés que je veux ?
- les dividendes sont-ils distribués ou réinvestis ?
- quels sont ses frais ?
- puis-je réellement l’acheter avec la plateforme que j’ai choisie ?
Le domicile de l’ETF peut aussi avoir des conséquences fiscales et pratiques. On n’a pas besoin de maîtriser ce sujet pour comprendre les bases, mais il mérite d’être vérifié avant l’achat.
Un seul ETF mondial suffisamment large peut déjà constituer le cœur d’un portefeuille et ajouter davantage d’ETF n’améliore pas automatiquement sa diversification.
Combien faut-il investir ? À quelle fréquence ?
Avant tout : garder un fonds d’urgence à part, jamais investi. L’argent placé en bourse doit être de l’argent dont on n’aura pas besoin à court terme.
Il n’y a pas de montant minimum universel pour commencer. Le bon montant est celui qu’on peut investir sans fragiliser son budget ni devoir récupérer l’argent au mauvais moment.
Investir en une fois ou étaler dans le temps ?
Si on dispose déjà de toute la somme, l’investir immédiatement a historiquement fait mieux que l’étaler environ deux fois sur trois. C’est parce que les marchés montent plus souvent qu’ils ne baissent sur la durée, donc laisser une partie de l’argent de côté peut coûter du rendement.
Étaler l’investissement peut quand même être plus facile à supporter si cela aide à mieux vivre une baisse juste après avoir commencé. Si investir CHF 50’000 d’un coup nous empêcherait de dormir au premier -10 %, répartir les achats sur quelques mois peut être un compromis plus facile à tenir.
Pour une épargne qui arrive chaque mois avec le salaire, la question est différente : on investit à mesure que l’argent devient disponible.
La régularité compte plus que la fréquence
Investir tous les mois ou tous les trois mois peut très bien fonctionner aussi. La bonne fréquence dépend surtout du montant investi et des frais facturés par la plateforme.
Si chaque ordre coûte plusieurs francs, investir CHF 50 chaque semaine peut être peu intéressant. Avec un plan d’investissement gratuit ou très peu cher, des versements plus fréquents posent moins de problème.
L’important est surtout d’avoir un rythme qu’on peut tenir sans devoir décider chaque mois si « c’est le bon moment ».
Faire son premier investissement (action, ETF, …)
Une fois le compte ouvert et approvisionné, il ne reste plus qu’à passer son premier ordre.
Comment acheter sa première action ou son premier ETF ?
- Rechercher le titre dans l’application ou sur le site de la plateforme
- Indiquer le montant ou le nombre de parts
- Choisir le type d’ordre
- Vérifier puis valider l’achat
Les deux principaux types d’ordre à connaître
Ordre au marché : l’achat s’exécute au meilleur prix disponible au moment où l’ordre arrive sur le marché.
Ordre à cours limité : on fixe le prix maximum qu’on accepte de payer. Si personne ne vend à ce prix ou moins cher, l’achat ne s’exécute pas.
Quel ordre utiliser quand on débute ?
Pour un ETF très liquide acheté pendant les heures normales de cotation, un ordre au marché est simple à utiliser. Si on veut connaître à l’avance le prix maximum que l’on paiera, l’ordre à cours limité offre plus de contrôle.
Actions individuelles ou ETF pour commencer ?
Keep it simple
- Quand on débute, le plus important n’est pas de maîtriser dix types d’ordres. Il faut comprendre ces deux-là : ordre au marché et à cours limité.
- Choisir des actions une par une demande plus de recherches et de suivi. Pour un premier investissement, un ETF largement diversifié permet de commencer avec beaucoup moins de décisions à prendre.
Si on ne part pas de zéro
Si on possède déjà des titres dans une banque ou chez un autre courtier, on n’est pas obligé de tout vendre pour changer de plateforme. Il est souvent possible de transférer les titres directement vers le nouvel établissement.
Avant de lancer le transfert, il faut vérifier deux choses : les frais de sortie et si la nouvelle plateforme accepte les titres concernés.
Tenir dans le temps
Conserver un portefeuille équilibré
Au départ, on choisit une répartition, par exemple 80 % en actions et 20 % en obligations. Mais les deux n’évoluent pas au même rythme.
Si les actions montent plus vite, leur poids augmente progressivement. On peut finir avec un portefeuille plus risqué que celui qu’on avait choisi au départ.
Le rééquilibrage consiste à revenir vers la répartition prévue. On peut par exemple diriger les nouveaux versements vers la partie devenue trop faible plutôt que vendre immédiatement ce qui a le plus monté.
Pas besoin de vérifier chaque semaine. Un contrôle périodique suffit pour voir si le portefeuille s’est beaucoup éloigné de sa répartition de départ.
Que faire si le marché baisse ?
Une baisse fait partie de l’investissement en actions. Le premier réflexe n’est pas forcément d’acheter davantage ou de vendre : c’est de vérifier si quelque chose a changé dans sa situation ou dans sa stratégie.
Si l’horizon, l’objectif et le besoin d’argent n’ont pas changé, une baisse du marché ne suffit pas à elle seule pour remettre en cause le plan prévu.
C’est précisément dans ces moments-là qu’on découvre si le niveau de risque choisi au départ était vraiment adapté.
Connaître ses propres biais psychologiques 🧠
| Biais | Ce qu’il peut nous faire faire |
| Surconfiance | Concentrer le portefeuille sur quelques titres parce qu’on pense avoir trouvé les gagnants. |
| Aversion aux pertes | Vendre sous le coup de la peur ou refuser de reconnaître qu’un choix était mauvais. |
| Effet de foule | Acheter après tout le monde parce qu’un secteur ou un titre est devenu populaire. |
| Biais de récence | Croire que ce qui vient de monter continuera forcément à monter. |
🎯 Regarder son portefeuille tous les jours n’aide pas forcément à mieux investir. Plus on regarde les variations de court terme, plus on se donne d’occasions de réagir à quelque chose qui ne change pas notre stratégie.
Pourquoi tenir un journal d’investissement
Tenir un journal d’investissement aide à traverser ces moments-là. Noter sa décision et sa raison au moment où on investit permet de s’y référer plus tard, plutôt que de reconstruire ses souvenirs sous le coup de l’émotion pendant une baisse.
Pas besoin d’un truc sophistiqué : utilisez le journal d’investissement à imprimer 📋
| Date | Ma décision | Montant | Pourquoi ? | Mon état d’esprit |
| ex. 03.08.2026 | Achat ETF monde | CHF 1’000 | Versement mensuel régulier | Neutre |
| ex. 15.10.2026 | Pas de vente malgré -12 % | – | Respect de ma stratégie long terme | Inquiet, mais je m’en tiens au plan |
| ex. 12.01.2027 | Achat ETF suisse (rééquilibrage) | CHF 400 | Portefeuille déséquilibré, part suisse trop faible | Neutre |
| ex. 03.03.2027 | Investissement unique | CHF 15’000 | Héritage reçu, investi en une fois selon la stratégie | Un peu nerveux, grosse somme d’un coup |
| ex. 20.06.2027 | Pas d’achat supplémentaire malgré la hausse | – | Le marché monte fort, tentation d’investir plus que prévu | Euphorique, je résiste à l’envie d’en faire plus |
‼️ Important : il faut être honnête sur son état d’esprit, y compris la peur ou l’euphorie, pas seulement sa décision.
Récupérer son argent
Vendre un placement fonctionne exactement comme l’achat, dans l’autre sens : on passe un ordre de vente puis l’argent revient sur le compte de la plateforme.
Une fois la vente exécutée, on peut transférer l’argent vers son compte bancaire.
Pour un retrait ponctuel, il faut surtout vérifier les frais de vente et le délai de transfert.
Si on retire régulièrement une partie de son portefeuille, par exemple à la retraite, on peut vendre progressivement les parts nécessaires au lieu de tout liquider d’un coup.
Le point important : ne pas attendre d’avoir besoin de l’argent dans quelques jours pour vendre un placement volatil. Si une dépense importante approche, on peut réduire le risque progressivement avant cette échéance.
Choisir une plateforme d’investissement : l’essentiel à comprendre
Une fois la stratégie posée, il faut savoir avec qui la mettre en place. Et là, il y a plusieurs possibilités :
Le courtier en ligne
Avec un courtier, on gère soi-même son portefeuille. On choisit ses ETF ou ses actions, on passe ses ordres et on décide de la répartition.
C’est l’approche qui donne le plus de liberté, mais il faut aussi prendre soi-même les décisions.
La néo-banque d’investissement
Avec une néo-banque, on choisit aussi ses placements soi-même, mais dans une offre plus encadrée. Il y a généralement moins de titres et moins d’outils qu’avec un grand courtier.
Pour commencer avec une sélection plus réduite, ça peut rendre les premières décisions plus faciles.
Le robo-advisor
Avec un robo-advisor, on ne choisit pas soi-même chaque ETF. On répond à des questions sur son objectif, son horizon et son niveau de risque puis la plateforme construit et gère le portefeuille.
On délègue davantage en échange de frais de gestion supplémentaires.
La banque traditionnelle
On peut aussi investir directement avec sa banque. Elle peut proposer de l’investissement autonome, du conseil ou de la gestion déléguée tout en regroupant les placements avec les autres services bancaires.
Pour commencer à investir en 2026, je ne la retiendrais pourtant pas parmi les solutions à privilégier. Les alternatives digitales couvrent maintenant les mêmes grands besoins avec des offres davantage optimisées pour l’investissement. Certaines permettent aussi de réunir compte bancaire, placements et accompagnement.
Deux façons d’investir à départager
| Si on veut… | Direction à suivre |
| Choisir et gérer soi-même ses placements | Courtiers et offres d’investissement autonome |
| Déléguer la construction et le suivi du portefeuille | Robo-advisors et offres de gestion déléguée |
C’est ce choix qui compte à ce stade.
Quelle solution choisir maintenant ?
Je veux gérer mes placements moi-même
Si on veut choisir ses ETF ou ses actions, passer ses ordres et décider soi-même de la répartition, il faut regarder du côté des courtiers et des offres d’investissement autonome.
Je préfère déléguer la gestion de mon portefeuille
Si on n’a pas envie de choisir soi-même les ETF ni de suivre la répartition du portefeuille, les robo-advisors et les offres de gestion déléguée sont les solutions les plus adaptées.
Vos questions
Il n’y a pas de montant minimum universel. Certaines plateformes permettent de commencer avec quelques dizaines de francs ou d’acheter des fractions de titres. Le plus important est de garder son fonds d’urgence à part et d’investir uniquement une somme dont on n’aura pas besoin à court terme.
Si toute la somme est déjà disponible, l’investir immédiatement a historiquement fait mieux que l’étaler environ deux fois sur trois. Étaler sur quelques mois peut malgré tout être plus facile à supporter si investir toute la somme juste avant une baisse nous pousserait à paniquer. Pour une épargne mensuelle, le cas est différent : on investit à mesure que l’argent devient disponible.
Oui. La valeur d’un portefeuille peut fortement baisser et aucune performance future n’est garantie. On réduit le risque en diversifiant, en gardant un horizon suffisamment long et surtout en n’investissant pas l’argent dont on peut avoir besoin rapidement.
Une baisse ne demande pas automatiquement d’acheter ou de vendre. Il faut d’abord vérifier si son objectif, son horizon ou son besoin d’argent ont changé. Si ce n’est pas le cas, une baisse du marché ne suffit pas à elle seule pour abandonner la stratégie prévue.
Pas besoin de le regarder tous les jours. Pour un investissement de long terme, surveiller constamment les cours augmente surtout les occasions de réagir aux variations de court terme. Un contrôle périodique permet de vérifier la répartition du portefeuille et de voir si quelque chose nécessite vraiment une décision.
C’est le fait de ramener le portefeuille vers la répartition choisie au départ. Si on voulait 80 % d’actions et 20 % d’obligations mais que la hausse des actions fait passer leur poids à 90 %, on peut renforcer la partie devenue trop faible ou ajuster progressivement les nouveaux versements.
Un ETF distribuant verse les dividendes sur le compte. Un ETF capitalisant les réinvestit dans le fonds. Pour un investisseur suisse, les dividendes sont imposables dans les deux cas. Le choix dépend surtout de ce qu’on préfère : recevoir le revenu ou le laisser se réinvestir automatiquement.
Les deux peuvent donner accès aux mêmes grands marchés, mais leur domicile, leur fiscalité et leur disponibilité selon les plateformes peuvent différer. Un ETF américain comme VT n’est par exemple pas proposé par tous les courtiers accessibles depuis la Suisse. Si un ETF précis est important pour soi, il faut vérifier qu’on pourra bien l’acheter avant de choisir sa plateforme.
Oui, mais acheter régulièrement des ETF ou des actions pour les conserver sur le long terme ne suffit pas à faire de quelqu’un un investisseur professionnel. L’administration regarde l’ensemble de l’activité, notamment la fréquence des opérations, la durée de détention, l’utilisation du crédit ou des produits dérivés.
Oui, les titres et les revenus détenus auprès d’un courtier étranger doivent être intégrés à la déclaration fiscale suisse. Le courtier étranger ne change pas les règles fiscales. Ce qui peut changer, c’est la facilité de la déclaration : certaines plateformes fournissent des documents mieux adaptés à la fiscalité suisse que d’autres.
Oui, mais seulement dans certains cas prévus, par exemple pour acheter son logement principal, se mettre à son compte ou quitter définitivement la Suisse. C’est précisément cette contrainte qui distingue le 3a d’un portefeuille libre : l’avantage fiscal s’accompagne d’un accès plus limité à l’argent.
Pas forcément. On peut souvent transférer directement les titres vers le nouveau courtier sans les vendre. Il faut vérifier avant le transfert si la nouvelle plateforme accepte les titres concernés et combien l’ancien établissement facture pour les transférer.
Oui. On peut vendre uniquement le nombre de parts ou de titres nécessaire puis laisser les autres parts investies. C’est notamment ce qui permet de retirer progressivement de l’argent sans liquider tout le portefeuille.
La vente est d’abord exécutée en bourse puis la transaction doit être réglée avant que les fonds puissent être retirés selon les modalités de la plateforme. Il ne faut pas attendre la veille d’une dépense importante pour vendre un placement volatil.
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Comment investissez-vous ?
Vous investissez déjà ou vous êtes en train de choisir votre première solution ?
- Avez-vous quitté votre banque traditionnelle pour une plateforme d’investissement en ligne ?
- Vous préférez gérer vos placements vous-même ou déléguer leur gestion ?
- Quelle plateforme avez-vous choisie ?
- Quel conseil auriez-vous aimé recevoir avant de commencer ?
Vos retours peuvent aider les prochains à faire le meilleur choix.

Si j’ai acheté des actions avec Yuh et que je veux passer chez un courtier est-ce que je peux les transférer ? Est-ce qu’il y a des frais ?