Investir avec Descartes : mon avis sur le robo-advisor suisse
| Sécurité des investissements | 10 |
|---|---|
| Frais | 7.6 |
| Produits d’investissement | 8.5 |
| Crypto-monnaies | 7.2 |
| Fonctionnalités d'investissement | 8.5 |
| Formation | 8.2 |
| Support clients | 9.2 |
| Ouverture de compte | 9 |
Mon avis sur Descartes Invest, un robo-advisor suisse indépendant qui propose trois modèles de placement et une quote-part d’actions adaptée à son profil de risque. J’ai étudié la construction des stratégies Passif et Minimum Risk, l’exposition au bitcoin de Minimum Risk BTC, les frais, le rééquilibrage automatique et le niveau de liberté laissé une fois le portefeuille confié à Descartes.
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Description
[Mise à jour – 28.08.2026 : nouvelle matrice de notation + notes]
Une gestion de fortune indépendante
Quand on commence à comparer les solutions pour investir en Suisse sans tout gérer soi-même, les mêmes alternatives reviennent vite :
- VIAC Invest et finpension Invest permettent de composer sa propre allocation à partir des fonds proposés.
- Selma construit un plan d’investissement personnel à partir de la situation financière puis le gère automatiquement.
- Alpian combine des portefeuilles gérés et un conseiller patrimonial accessible par vidéo.
- Swissquote Invest Easy propose quatre stratégies prédéfinies avec une exposition aux cryptomonnaies réglable.
Et puis il y a Descartes, un gestionnaire de fortune suisse indépendant qui ne vend pas de produits maison et n’appartient à aucune banque. Le site est en français et en allemand.
Qu’est-ce que l’indépendance de Descartes change dans la construction du portefeuille ?
Cette revue porte sur Descartes Invest, l’offre de placement libre. J’ai suivi tout le parcours utilisateur de Descartes, de l’ouverture du compte au choix de la stratégie.
On choisit sa stratégie, pas ses titres
Le questionnaire évalue d’abord l’horizon de placement et de la situation financière. Il mesure aussi la “propension au risque” selon les connaissances financières, l’expérience et les rendements attendus.
On obtient ensuite une quote-part d’actions comprise entre 20 % et 100 %, puis on choisit l’une des trois stratégies de placement.
CHF 10 pour commencer
On peut verser n’importe quel montant sur le compte, même CHF 1. Descartes investit l’argent dès que le solde atteint CHF 10.
Pour comparer les seuils d’entrée :
- VIAC Invest et finpension Invest commencent à CHF 1.
- Selma commence à CHF 2’000.
- Alpian Managed Essentials commence à CHF 2’000.
- Swissquote Invest Easy démarre à CHF 500.
Avec CHF 10, Descartes permet de lancer une première stratégie avant d’engager une somme plus importante.
Un compte bancaire ouvert chez Lienhardt
Pour ouvrir un compte Descarts Invest, il y a quatre étapes :
- Répondre au questionnaire de profil de risque.
- Choisir une stratégie de placement et une quote-part d’actions.
- Renseigner ses informations personnelles.
- Signer.
Pour un compte Invest, on doit aussi passer par une vérification d’identité que gère le partenaire mesoneer, avec une pièce d’identité valide (carte d’identité ou passeport). On vérifie les documents en environ 5 minutes. La signature elle-même passe par une signature électronique qualifiée, valable plusieurs années.
Il faut aussi remplir trois conditions :
- Résider en Suisse.
- Ne pas être une “personne politiquement exposée”.
- Ne pas être domicilié aux États-Unis.
Descartes ouvre aussi automatiquement un compte bancaire, chez Lienhardt & Partner Privatbank Zürich : c’est de là que partent les investissements. On reçoit son IBAN directement à l’ouverture, consultable ensuite dans le portail client.
La gestion du portefeuille Descartes
Une fois le profil de risque établi, on choisit l’une des trois stratégies de placement :

À comprendre : il faut distinguer la stratégie de placement et la quote-part d’actions car elles ont des rôles différents. Cette quote-part détermine la place des actions dans le portefeuille (Descartes propose cinq niveaux, de 20 % à 100 % d’actions). La stratégie détermine ensuite comment Descartes va constituer cette part d’actions du portefeuille.
Deux portefeuilles composés à 80 % d’actions peuvent donc avoir une répartition et des fluctuations différentes selon qu’on choisit Passif ou Minimum Risk.
La stratégie “Passif”
Descartes cherche simplement à suivre les performances des marchés dans lesquels il investit plutôt qu’à sélectionner certaines entreprises individuellement pour essayer de faire mieux ou de réduire les fluctuations.
Pour cela, Descartes utilise des fonds indiciels Swisscanto. Chaque fonds investit dans un grand nombre d’entreprises en suivant un indice de référence, c’est-à-dire un ensemble d’actions utilisé pour représenter un marché. Le SPI sert par exemple de référence pour le marché suisse et le MSCI World pour les grandes entreprises des pays développés.
La composition dépend de la quote-part d’actions choisie. Descartes répartit la partie investie en actions entre plusieurs marchés, notamment la Suisse, les pays développés et les marchés émergents. Avec moins de 100 % d’actions, le portefeuille contient aussi d’autres placements, notamment des obligations. La stratégie peut également investir dans l’or.
Ce choix se retrouve directement dans le comportement du portefeuille. Passif suit davantage les mouvements des marchés : quand les actions progressent fortement, le portefeuille en profite davantage. Quand elles baissent fortement, il subit aussi davantage la baisse.
La stratégie “Minimum Risk”
Au contraire de Passif, Minimum Risk cherche à réduire les fluctuations du portefeuille. Pour cela, il utilise les fonds du gestionnaire suisse OLZ, qui ne reprend pas la pondération d’un indice mondial classique : il modifie le poids des actions selon le risque qu’elles apportent au portefeuille.
Les actions dont le cours fluctue beaucoup pèsent moins. OLZ tient aussi compte de la manière dont les actions évoluent les unes par rapport aux autres : si plusieurs entreprises ont tendance à monter et à baisser au même moment, leur poids est limité pour éviter de concentrer le même risque à plusieurs endroits.
Cette stratégie oriente la composition de la “partie actions” du portefeuille. Les grandes entreprises américaines prennent moins de place que dans un indice mondial classique et l’Asie davantage. Descartes couvre aussi les investissements en devises étrangères lorsque c’est utile : si le dollar ou l’EUR baisse face au CHF, cette couverture limite l’effet de cette baisse sur le portefeuille.
Cette façon de répartir les actions permet d’en conserver davantage sans augmenter dans les mêmes proportions le risque du portefeuille. À niveau de risque comparable, la quote-part d’actions peut être environ 25 % plus élevée qu’avec une stratégie indicielle classique. Une quote-part de 60 % passerait par exemple à environ 75 %.
Le portefeuille doit moins suivre les mouvements les plus forts du marché. Si les grandes entreprises qui dominent les indices progressent fortement, Minimum Risk peut monter moins vite. Lors des baisses, la stratégie vise à limiter davantage les fluctuations.
La stratégie “Minimum Risk BTC”
Minimum Risk BTC reprend la construction de Minimum Risk et ajoute une part de bitcoin comprise entre 1 % et 5 %. Cette part augmente avec la quote-part d’actions : plus celle-ci est élevée, plus le bitcoin pèse dans le portefeuille, jusqu’à 5 %. à noter qu’on ne peut pas fixer soi-même ce pourcentage.
La partie actions suit toujours la méthode OLZ de Minimum Risk, sans modifier la manière dont les actions sont choisies et pondérées.
Le bitcoin induit des variations beaucoup plus fortes sur cette partie du portefeuille. Même si la part est limitée, son cours peut monter ou baisser rapidement. Minimum Risk BTC conserve la recherche de stabilité de Minimum Risk sur les actions, mais ajoute une exposition au potentiel de rendement du bitcoin (et au risque qui va avec).
Projection d’une stratégie d’investissement (exemple)
Les projections simulent toujours trois scénarios : favorable, attendu et défavorable.

Une part de bitcoin entre 1 % et 5 %
Depuis 2026, Descartes propose la stratégie Minimum Risk BTC. La part de bitcoin varie entre 1 % et 5 % du portefeuille selon le profil de risque. On ne peut pas choisir soi-même ce pourcentage.
Descartes utilise l’iShares Bitcoin ETP, identifié par le symbole IB1T et coté en CHF à la Bourse suisse SIX. Cet ETP est garanti par des bitcoins conservés hors ligne. On n’achète pas directement du bitcoin : on détient un titre dont la valeur suit son cours. On ne gère ni portefeuille numérique ni clés privées.
Un ETP n’est pas un fonds séparé comme un ETF. Il prend la forme d’un titre de créance garanti par les bitcoins détenus en réserve. Le risque ne vient pas seulement des variations du bitcoin : un problème avec l’émetteur, le dépositaire ou la garantie peut aussi entraîner une perte.
Le plafond de 5 % limite le poids du bitcoin, mais ne rend pas cette part sûre. Le bitcoin peut perdre une grande partie de sa valeur en peu de temps. Minimum Risk BTC est une option si on accepte cette volatilité sans vouloir définir soi-même la part investie.
PostFinance réserve également 5 % aux cryptomonnaies dans son axe Avenir. Cette part est répartie entre cinq cryptomonnaies et l’offre demande au moins CHF 5’000. Chez Swissquote Invest Easy, Crypto Boost permet de monter jusqu’à 25 % et de choisir soi-même le dosage.
La part de bitcoin est faible chez Descartes et dépend du profil de risque. Pour choisir librement une exposition plus élevée, Swissquote laisse plus de marge.
Pour qui est fait Descartes Invest ?
Si on résume la gestion chez Descartes, c’est : une stratégie et une quote-part d’actions. Il n’y a rien d’autre à surveiller ensuite.
Descartes Invest est le choix le plus évident si :
- On veut un gestionnaire indépendant, sans produit maison à écouler.
- On préfère choisir une stratégie et une quote-part d’actions, puis laisser Descartes gérer le portefeuille.
- On veut une petite exposition au bitcoin, plafonnée, sans gérer de portefeuille numérique ni de clés privées.
- On veut commencer petit : CHF 10 suffisent pour lancer une stratégie.
Après ces deux choix, Descartes sélectionne les titres et rééquilibre le portefeuille.
Deux réglages, puis quelqu’un d’autre fait tout le travail : cette définition de l’indépendance me parle beaucoup.
Neo, avis non sollicité comme d’habitude
Descartes Invest offre peu de latitude si :
- On veut choisir ses titres un par un.
- On veut exclure certains secteurs ou certaines entreprises.
- On veut fixer soi-même la part de bitcoin ou dépasser 5 %.
VIAC Invest et finpension Invest permettent de régler la répartition entre les fonds proposés et de construire sa propre stratégie, pas de choisir librement des actions individuelles. Pour ça, il faut passer par un courtier.
Le gestionnaire de fortune numérique Inyova permet de choisir les causes à soutenir et les entreprises à exclure. Swissquote Invest Easy offre une gestion entièrement automatisée, mais une option permet de fixer soi-même une exposition aux cryptomonnaies pouvant atteindre 25 %.
Des filtres ESG déjà intégrés
Les trois stratégies de Descartes intègrent des critères ESG liés à l’environnement, aux questions sociales et à la gouvernance. On ne peut ni les modifier ni les désactiver.
Dans Minimum Risk, OLZ écarte les entreprises notées “CCC” par MSCI, celles impliquées dans une controverse majeure et celles actives dans les armes nucléaires, le charbon ou les sables bitumineux.
OLZ répartit ensuite les titres en fonction de leur volatilité et de leurs corrélations. Les émissions de CO₂ font aussi partie des critères retenus pour construire le portefeuille.
La stratégie Passif utilise les fonds indiciels Responsible de Swisscanto. Swisscanto part d’un indice classique, applique des exclusions, retire les entreprises qui obtiennent les moins bonnes évaluations ESG et réduit l’intensité carbone d’au moins 20 % par rapport à l’indice de référence.
Chez Descartes, on ne peut pas choisir un secteur à exclure, retirer une entreprise précise ou mettre une cause en avant.
Pour choisir précisément les causes et les entreprises à écarter, Inyova laisse plus de liberté. Le gestionnaire de fortune numérique findependent utilise des ETF filtrés selon des critères ESG dans ses portefeuilles prédéfinis pour les actions étrangères. On peut aussi construire sa propre solution avec les ETF proposés, dont plusieurs ETF durables.
Frais : de 0,86 % à 1,05 % par an
Chez Descartes Invest, les frais dépendent de la stratégie et de la quote-part d’actions.
Descartes et la banque dépositaire Lienhardt facturent d’abord une part fixe. Les tarifs ci-dessous sont affichés hors TVA :
| Stratégie | Descartes | Lienhardt | Total hors TVA |
| Passif | 0,30 % | 0,30 % | 0,60 % |
| Minimum Risk | 0,15 % | 0,30 % | 0,45 % |
| Minimum Risk BTC | 0,15 % | 0,30 % | 0,45 % |
Le coût des fonds, appelé “TER”, s’ajoute à ces frais. Il est déjà retiré de la valeur des fonds et varie avec la quote-part d’actions :
| Stratégie | TER minimum | TER maximum |
| Passif | 0,21 % | 0,25 % |
| Minimum Risk | 0,44 % | 0,56 % |
| Minimum Risk BTC | 0,44 % | 0,54 % |
Après avoir ajouté la TVA aux frais de Descartes et de Lienhardt, les frais annuels récurrents atteignent :
- Passif : entre 0,86 % et 0,90 %.
- Minimum Risk : entre 0,93 % et 1,05 %.
- Minimum Risk BTC : entre 0,93 % et 1,03 %.
Des droits de timbre peuvent encore s’ajouter à certaines transactions effectuées avec des fonds enregistrés à l’étranger.
Descartes propose des tarifs dégressifs pour les montants élevés.
Pour la déclaration fiscale, les cantons ne traitent pas tous les frais de la même façon. Les droits de garde sont généralement déductibles du revenu imposable. Les frais de gestion de fortune ne le sont souvent pas. Il faut reprendre les montants du relevé fiscal et appliquer les règles de son canton.
Aperçu rapide des tarifs concurrents ⚡️
| Solution | Frais annuels récurrents affichés |
| VIAC Invest | 0,25 % de gestion, auxquels s’ajoutent les coûts des fonds |
| finpension Invest | Environ 0,47 % à 0,52 % selon la stratégie |
| Swissquote Invest Easy | Entre 0,69 % et 0,79 % |
| Selma | Entre 0,64 % et 0,90 % selon le montant investi |
| Alpian Managed Essentials | 0,75 % avec le plan Standard, auxquels s’ajoutent les coûts des produits et du marché |
| Descartes Invest Passif | Entre 0,86 % et 0,90 % |
| Descartes Invest Minimum Risk | Entre 0,93 % et 1,05 % |
| Descartes Invest Minimum Risk BTC | Entre 0,93 % et 1,03 % |
Chez Selma, la fourchette comprend les frais de gestion et le coût moyen des produits. Les droits de timbre et les conversions de devises peuvent s’ajouter lors des transactions.
VIAC et finpension coûtent moins cher que Descartes et permettent de régler plus finement la répartition entre les fonds. Le prix n’est pas le principal argument de Descartes. Son intérêt vient de son indépendance, des stratégies Minimum Risk et de l’accessibilité de son équipe.
Une équipe accessible, mais sans conseiller attitré
Chez Descartes, on gère l’ouverture et le suivi seul, depuis la webapp. Mais dès qu’on bloque, il y a plusieurs options de contact :
- chat
- téléphone
- entretien vidéo à planifier
- entretien en personne (dans les locaux de Descartes à Zurich)
Si on a des questions courantes sur la prévoyance, l’investissement ou la planification financière, on peut aussi utiliser Cogito, leur chatbot IA. Il peut aider à comprendre un sujet, mais il peut se tromper et ne remplace pas un conseil financier personnalisé.
On échange avec l’équipe, pas avec une personne dédiée.
En comparaison, chez Selma, on peut poser ses questions à une IA (“Insight”) ou à l’équipe d’experts par chat et par e-mail. Il est aussi possible de réserver un appel. Chez Alpian, on peut réserver gratuitement des entretiens avec un conseiller patrimonial, même sans utiliser la solution d’investissement.
Si les échanges réguliers avec un conseiller sont un critère important pour vous, c’est Alpian qui propose l’accompagnement humain le plus complet des trois.
Descartes face aux autres robo-advisors
Un dernier coup d’œil pour situer Descartes Invest face aux quatre autres solutions :
| Critère | Descartes | Selma | VIAC / finpension | Alpian | Swissquote |
| Minimum | CHF 10 | CHF 2’000 | CHF 1 | CHF 2’000 | CHF 500 |
| Personnalisation | Stratégie + part d’actions | Préférences | Fonds | Plan + risque | Stratégie |
| ESG | Intégré | Intégré | Au choix | Plan séparé | Hors Invest Easy |
| Crypto | De 1 % à 5 % | Jusqu’à 5 % | Stratégie individuelle | Jusqu’à 10 % | Jusqu’à 25 % |
| Frais annuels | De 0,86 % à 1,05 % | De 0,64 % à 0,90 % | VIAC : 0,25 % + fonds finpension : de 0,47 % à 0,52 % | 0,75 % + fonds | De 0,69 % à 0,79 % |
| Conseil individuel | Sur rendez-vous | Sur rendez-vous | Non | Oui, illimité | Non |
Ces frais ne couvrent pas les mêmes prestations d’une solution à l’autre.
ESG
VIAC et finpension permettent d’intégrer des fonds durables dans une stratégie personnalisée. Chez Alpian, il faut choisir le plan Sustainable. Swissquote propose ses solutions ESG en dehors d’Invest Easy.
Crypto
Descartes intègre jusqu’à 5 % de bitcoin dans une stratégie séparée, sans laisser le choix du pourcentage. Alpian réserve les cryptomonnaies au plan Global + Crypto. Swissquote Invest Easy laisse plus de marge avec Crypto Boost, qui permet d’aller jusqu’à 25 %.
Entre indépendance et CHF 10 pour commencer (Descartes), frais minimaux (VIAC, finpension), accompagnement humain (Alpian) ou plafond crypto à 25 % (Swissquote), le bon choix dépend surtout de ce qu’on est prêt à piloter soi-même.
Quelles sont les garanties de Descartes ?
La FINMA a accordé à Descartes Finance SA le statut de gestionnaire de fortune, au titre de la loi sur les établissements financiers (LEFin). L’organisme qui surveille Descartes s’appelle OSFIN.
Descartes ne conserve ni l’argent ni les titres elle-même : c’est Lienhardt & Partner Privatbank Zürich qui s’en charge, avec la conservation des titres et la gestion du compte de dépôt.
Si Descartes cesse son activité, l’argent et les titres demeurent chez Lienhardt. Ils ne font pas partie de la masse en faillite de Descartes.
Si Lienhardt fait faillite :
- On est propriétaire des titres. Ils n’entrent pas dans la masse en faillite et on les récupère.
- Pour la part non investie, la garantie des dépôts couvre jusqu’à CHF 100’000 par personne et par banque. Ce plafond s’applique à l’ensemble des comptes détenus par la même personne chez Lienhardt.
Descartes ne vend aucun produit maison et n’appartient à aucune banque : c’est un gestionnaire de fortune indépendant. Cette indépendance réduit les conflits d’intérêts liés à la vente de ses propres produits, mais elle ne les supprime pas tous.
Conclusion
Descartes Invest tient sa promesse : une gestion indépendante, sans produit maison, avec une petite part de bitcoin intégrée à l’une des trois stratégies, sans ouvrir de wallet.
C’est une bonne option, indépendante et suisse. Ce confort a un prix et une limite. Le prix : entre 0,86 % et 1,05 % par an, plus cher que VIAC ou finpension. La limite : trois stratégies fixes, aucune allocation à composer soi-même, aucun conseiller dédié.
Pour choisir Descartes, il y a quatre arbitrages à faire :
- Payer un peu plus que VIAC ou finpension, pour une gestion pilotée entièrement par un indépendant sans produit maison à écouler.
- Accepter de choisir entre trois stratégies délimitées à l’avance (mais variables avec la quote-part), pour ne pas avoir à choisir les fonds ni à rééquilibrer le portefeuille.
- Accepter une part de bitcoin fixée par le profil entre 1 % et 5 %, plutôt que choisir soi-même jusqu’à 25 % chez Swissquote ou 10 % chez Alpian.
- Renoncer à un conseiller dédié, mais d’avoir accès à l’équipe par chat, par téléphone ou sur rendez-vous.
Tout dépend du niveau d’implication qu’on veut avoir. Descartes Invest est un bon choix si on veut déléguer à un gestionnaire indépendant. VIAC et finpension coûtent moins cher et permettent de choisir l’allocation de son portefeuille entre les fonds disponibles. Pour échanger régulièrement avec un conseiller, Alpian va vraiment plus loin.
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Que pensez-vous de Descartes Invest ?
- Utilisez-vous Descartes Invest pour déléguer la gestion de votre portefeuille ?
- Quelle stratégie avez-vous choisi : Passif, Minimum Risk ou Minimum Risk BTC ?
- Le seuil de CHF 10 et l’accès à l’équipe ont-ils compté dans votre choix ?
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Informations complémentaires
Spécification: Investir avec Descartes : mon avis sur le robo-advisor suisse
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Avis (1)
1 avis sur Investir avec Descartes : mon avis sur le robo-advisor suisse
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rony77 –
Solution très pratique. J’aime beaucoup de ne pas avoir à choisir chaque ETF moi-même.